François Place est né en 1957 à Ezanville, en banlieue parisienne. Après un bac littéraire, il fait des études à l’école Estienne. Il travaille quelques années comme illustrateur indépendant pour des studios de graphisme et de publicité. En 1985, il rencontre Pierre Marchand, fondateur de Gallimard Jeunesse, qui remarque son travail. Il écrit et illustre alors une série de livres documentaires sur le thème des voyages et de la découverte du monde ; il illustre aussi des romans, dont ceux de Michael Morpurgo. Depuis 1992, date de la publication des Derniers géants, François Place construit une œuvre (romans et albums) autour du thème des voyages, de l’ailleurs, de l’autre. Ses illustrations sont régulièrement exposées à la galerie L’Art à la Page.
Rôle : Auteur
François Morel
François Morel est comédien, auteur, chanteur et chroniqueur sur France Inter depuis 2009. Son personnage dans les Deschiens (sur Canal+, de 1993 à 2000) l’a fait connaître du grand public.
Éric Bonnargent et Gilles Marchand
Né en 1970, Éric Bonnargent enseigne la philosophie. Il est l’auteur d’Atopia, petit observatoire de littérature décalée (éditions du Vampire Actif) et est chroniqueur au Matricule des Anges.
Né en 1976, Gilles Marchand est chroniqueur pour le site k-libre et rédacteur pour le Who’s Who. Il a publié Une bouche sans personne (éditions des Forges de Vulcain), Dans l’attente d’une réponse favorable, 24 lettres de motivation (éditions Antidata), ainsi que des livres-objets chez Zinc Éditions.
Alexandre Dumas
Alexandre Dumas (1802-1870) impressionne par une prodigieuse vitalité, que l’on retrouve tant dans sa vie que dans son œuvre (il écrivit des drames, des romans, de nombreux articles, rédigea ses mémoires, raconta ses voyages…). Ce père du romantisme français mit autant d’énergie à construire un théâtre, faire de la politique, voyager, fuir ses créanciers, qu’à constituer une œuvre monumentale.
Louis Delluc
Né en 1890, Louis Delluc est tout d’abord journaliste et écrivain. Il devient critique et théoricien du cinéma en 1917 et invente alors le mot « cinéaste ». En 1921, il crée la revue Cinéa qui donne ses lettres de noblesse au cinéma. Il ouvre les premiers ciné-clubs et réalise sept films dont Fièvre et La Femme de nulle part.
Il meurt en 1924 à l’âge de 33 ans pendant le tournage de L’Inondation, dans la vallée du Rhône, les conditions climatiques ayant aggravé la tuberculose dont il souffrait depuis de nombreuses années.
Depuis 1937, le prix Louis-Delluc récompense chaque année le meilleur film français.
Jean-Marie Dallet
Depuis Les Antipodes, édité au Seuil en 1968 et préfacé par Marguerite Duras, Jean-Marie Dallet a écrit une quinzaine de romans publiés par les Éditions Robert Laffont, Lattès ou Plon : Gauguin ou l’Atelier du tropique (1976), Waterman bleu-noir (1978), Je, Gauguin (1981), Dieudonné Soleil, qui obtint la Bourse Goncourt du récit historique en 1983, Fin de partie au Sans-Soucis (1989), Veilleur où en est la vie ? (1994), Au Soleil des vivants (1998), Tentative de fuite (2000)… Ce Toulonnais d’origine bretonne a toujours « navigué » entre la Méditerranée, le Pacifique Sud et Paris.
Gaston Criel
Né en 1913 à Seclin, dans le Nord de la France, Gaston Criel est fait prisonnier en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale.
À la Libération, il s’installe à Paris et fréquente les milieux littéraires par l’intermédiaire de Jean Paulhan, qui le présente à Sartre (la légende raconte que le pape de l’existentialisme avait fixé à un paquet de Gauloises par mois le loyer qu’il demandait au poète désargenté pour la chambre qu’il lui louait rue Bonaparte). Pendant deux ans, à partir de 1945, il est le secrétaire de Gide.
En 1950, Criel s’embarque pour les États-Unis. Il y vit trois ans, et y rencontre entre autre Louis Armstrong et Dizzy Gillespie. À son retour, il fit la connaissance de Jean Cocteau, et l’assiste sur le tournage de La Belle et la Bête.
En 1954, il s’installe à Tunis pour deux ans, où il travaille pour Radio Tunis. Il rejoint la maison familiale de Seclin en 1964 et travaille alors comme publiciste pour son beau-frère, fabricant de caravanes. Criel se remet à l’écriture en 1978, pour publier une trilogie (Sexaga, Phantasma, Circus). Il publie dans des revues de poésie, le plus souvent confidentielles. Ses poèmes sont traduits en arabe, roumain, portugais. Il s’intéresse à partir de cette époque à l’art postal et participe à plusieurs réseaux mondiaux d’échanges de cartes et de collages originaux.
La dernière œuvre parue de son vivant est L’Os quotidien (1988). Il meurt en 1990 à Lille.
Ascanio Celestini
Né à Rome en 1972, Ascanio Celestini s’est imposé, avec notamment Radio clandestine et La Fabbrica, comme une figure majeure du théâtre de narration. Dans La Brebis galeuse, publiée en Italie en 2006, il s’attaque, dans la lignée de Pier Paolo Pasolini et Dario Fo, à un monde où tout se consomme. Sauf la peur.