Martine Laval, Télérama

Martine Laval, Télérama

En 1887, six ans avant sa mort, Guy de Maupassant fait le reporter pour le Figaro. Il part en ballon — une expédition en altitude avec redingote et haut-de-forme. Il regarde de très haut ce qui se passe en bas. Le monde, la vie, d’un coup ne sont plus pareils. À son phrasé élégant s’ajoutent de l’humour, de grandes espérances, et une espèce de béatitude : « Nous ne parlons plus, nous ne pensons plus, nous ne vivons plus ; nous allons, délicieusement inertes, à travers l’espace. » La préface de Sylvain Tesson est tout autant délicieuse à lire : « Embarquer un homme de plume dans un panier d’osier, le faire séjourner dans le ciel, lui offrir en pâture le défilé d’une campagne en miniature et recueillir à l’arrivée ses impressions à la faveur de ce l’on ne nommait pas encore « un reportage littéraire » parce qu’on ne se doutait point lors qu’il pût y avoir des reportages qui ne le fussent pas. » Prenons-en de la graine !

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