Librairie Les Cinq continents

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Aarhus, au Danemark. Le narrateur, un Pakistanais athée et pragmatique, universitaire en littérature anglaise à l’université d’Aarhus, Ravi, un Indien fortuné de la caste des brahmanes, flamboyant et sceptique, et Karim, indien également, mais de confession musulmane, vivant son Coran à la lettre, propriétaire de l’appartement, vivent en colocation.
Alors que le narrateur tente de se remettre de son récent divorce, Ravi tombe éperdument amoureux d’une Danoise Lena tandis que Karim partage son temps entre son travail de chauffeur de taxi et la prière. Chaque vendredi, il organise, dans son salon-chambre, des réunions, sorte d’école coranique.
Un jour, à la suite de la sortie des caricatures de Mahomet dans un journal, le journaliste est agressé par un Somalien. Les choses deviennent sérieuses lorsqu’ils découvrent qu’il s’agit d’Ibrahim, un habitué des vendredis de Karim.
Le narrateur décide d’aller à la police, non pour dénoncer « leur ami », mais raconter leur quotidien chez Karim, puisque, bien sûr, il ne pouvait, selon les journaux, rumeurs… n’être qu’un dangereux islamiste dévoué à Al-Qaïda.
Mais Karim est-il bien l’intégriste que le narrateur soupçonne en lui ? Pourquoi disparaît-il si régulièrement ?
Et bien non, Karim n’est pas celui que l’on pense. Oui, il est très dévot, oui, il suit à la lettre les préceptes du Coran. S’il s’absente inopinément, s’il a un réel besoin d’argent, c’est pour s’occuper de quelqu’un qui lui est très cher: son épouse, qui vit maintenant dans son monde à elle et qui l’appelle lorsque la raison lui revient pour quelques heures ou quelques jours.
Dans ce roman audacieux, Tabish Khair met en lumière, avec humour — quand nos deux acolytes critique joyeusement les habitants de ce pays nordique avec leur foi calviniste — et vivacité, la mince frontière entre foi et fanatisme, jugement et préjugé, destin individuel et histoire collective.
Il dénonce, au passage, l’individualisme, les jugements hâtifs, les préjugés qui ont la vie dure, quel que soit le pays où l’on vit, les idées reçues, les informations envahissantes, les on-dit, les à-peu-près qui font souvent du mal.
Le titre de cet ouvrage est un hommage à Dany Laferrière (que l’auteur remercie d’ailleurs en exergue) et à son Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer. On trouve, en effet, des échos délibérés à ce texte dans le troisième roman de Tabish Khair : des théories déroutantes sur la meilleure façon de séduire les femmes blanches, sur l’évolution historique et politique des clivages entre anciens colonisateurs et colonisés, entre immigrés et autochtones, la description de la situation inconfortable d’un exilé volontaire, partagé entre ses racines et la culture qu’il côtoie au quotidien dans un Danemark rigide où rôde encore le fantôme du calvinisme.

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