Libération
Danny ne voit pas le monde comme les autres. C’est lui qui raconte ça. Il a souvent du bruit dans la tête et parfois de l’électricité lui parcourt le corps ou l’esprit et il ne peut plus se contrôler. Il peut même tuer un chien. Mais Danny n’est pas idiot. Il a même compris «un truc totalement fondamental», c’est que «les humains mordent comme des chiens, sauf que leurs morsures visent l’en-dedans». À 24 ans il ne fait rien d’autre que traîner, seul bien sûr, mais il voudrait bien faire partie de la bande de ces trois motards parmi lesquels Raoul dont il reluque les fesses. Une brève histoire d’amour impossible l’en éloigne un temps mais un fait tragique le ramène vers ceux qui de voyous deviennent alors comme la figure des trois Parques : Danny échappera à leurs rets en prenant une décision radicale. Pour lui, « une décision d’adulte » qui pour tragique qu’elle soit lui amènera enfin le calme. Une coupure d’électricité en somme.