Le Livre
9782916136837

Il ne faut pas maltraiter les animaux
Antoine Fée

La Petite Collection
6 € •
Format : 105 x 150 mm • 64 pages • ISBN : 978-2-916136-83-7

« On a souvent agité la question de savoir lesquels des bons ou des mauvais instincts l’emportaient dans le cœur de l’homme. Je suis, à cet égard, du parti des optimistes ; mais, si je viens à songer aux traitements que nous faisons subir aux animaux, je m’afflige et je doute. Ce n’est pas parce que nous leur demandons des services, ou même parce que nous disposons d’eux ; c’est uniquement parce que nous les faisons souffrir sans nécessité. »
Au nom de quoi l’homme se permet-il de faire souffrir les animaux ? De les exploiter pour son seul plaisir ? De les tuer pour éprouver sa supériorité ? Au nom de quoi se permet-il d’établir une hiérarchie dans le règne animal — pourquoi sommes-nous indifférents à la douleur d’une mouche alors que nous sommes sensibles aux jappements d’un chien ?
Dans Il ne faut pas maltraiter les animaux, recueil de deux articles parus dans le Bulletin de la société protectrice des animaux en 1855 et 1857, Apol­linaire Fée s’indigne, avec concision et conviction, de ces mauvais traitements, s’interroge sur notre vision restreinte du monde animal et s’alarme des risques de déséquilibre de l’organisation naturelle qui en découlent.
En humaniste inquiet, il pointe du doigt le sentiment de surpuissance de l’homme — mise en garde qui est plus que jamais d’actualité : « Nous sommes les maîtres de la Terre pour user, et non pour abuser ; pour conserver, et non pour détruire. Nous la tenons à titre viager, et nous devons la laisser à nos descendants, améliorée, si nous le pouvons ; mais appauvrie ou détériorée, jamais. »

L’auteur

Pharmacien de formation, Antoine Laurent Apollinaire Fée, né en 1789 à Ardentes, est nommé professeur à l’hôpital militaire de Lille en 1825, puis professeur de sciences naturelles à la faculté de médecine de Strasbourg en 1832. Botaniste chevronné, auteur de nombreux articles, il se voit confier en 1833 la direction du jardin botanique de Strasbourg jusqu’en 1870. Il est élu à la tête de la société botanique de France en 1874, quelques mois avant sa mort.
En dehors de ses nombreux essais de botaniques, Apollinaire Fée, humaniste et scrutateur infatigable, se plaît également à écrire sur divers sujets : la vieillesse (De la longévité humaine, 1862), les animaux (Études philoso­phi­ques sur l’instinct et l’intelligence des animaux, 1853), la littérature et la philosophie (Voyage autour de ma bibliothè­que, 1856). En 1856, il rédige ses mémoires sur la guerre d’Espagne : Souvenirs de la guerre d’Espagne dite de l’indé­pendance, 1809-1813. Il meurt en 1874 à Paris.

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