Le Livre
CircusParade

Circus Parade
Jim Tully

Traduction de l’anglais (États-Unis) et préface de Thierry Beauchamp

17,50 € • 140 x 210 mm • 240 pages • ISBN : 978-2-37385-066-6

À paraître le 26 octobre 2017

Jim Tully définissait lui-même Circus Parade comme l’une de ses « œuvres des bas-fonds ». Précurseur du roman noir américain, il livre dans ce récit mosaïque, à l’écriture rapide et syncopée, un chapitre de son adolescence tumultueuse : son passage dans un cirque où il côtoya des personnages hauts en couleur – pour le meilleur parfois, et souvent pour le pire : acrobates, dompteurs de lions, dresseurs d’éléphants, monstres de foire, rabatteurs, manœuvres…
Circus Parade rencontra, à sa parution en 1927, un succès immédiat, aussi bien auprès du public – il fut réimprimé à plusieurs milliers d’exemplaires en quelques semaines – que de la critique. Bref, tout aurait été pour le mieux si Jim Tully n’avait pas essuyé les tirs croisés des censeurs et des défenseurs du cirque, notamment la Circus Fans’ Association of America. Tout au long de sa carrière littéraire, qui débuta avec le succès de Vagabonds de la vie, Autobiographie d’un hobo, Jim Tully souleva l’indignation des ligues de vertus et des gardiens de la morale. Or son œuvre nous offre un éclairage précieux sur le monde des nomades, des marginaux, des persécutés et des va-nu-pieds de l’Amérique du début du XXe siècle.

L’auteur

Né en 1886 dans l’Ohio, Jim Tully fut placé dans un orphelinat très jeune. Il y passa plusieurs années avant de devenir garçon de ferme et chaînier.
En 1901, il entama sa vie de « gamin du rail » et arpenta le pays d’est en ouest et du nord au sud, avant de se poser dans l’Ohio en 1907, où il se mit à écrire. En 1908, il décida de se lancer dans une carrière de boxeur professionnel, histoire de rentabiliser l’enseignement pratique reçu sur la route. Son premier livre, Emmett Lawler, fut publié en 1922. Ce galop d’essai lui ouvrit les portes des studios d’Hollywood : la Samuel Goldwyn Producing Corporation le recruta comme lecteur de scénarii. En 1924, Charlie Chaplin l’engagea comme chargé de relations publiques et conseiller spécial pendant la production et le tournage de La Ruée vers l’or. Dès lors, Jim Tully se partagea entre la littérature et ses activités journalistiques pour American Mercury, Esquire, Liberty, Photoplay, Vanity Fair et de nombreux autres magazines.
Entre 1924 et 1930, les succès littéraires de Jim Tully s’enchaînèrent. Dans ces ouvrages, il évoque des univers très différents : ceux d’Hollywood, du cirque, de l’orphelinat et de la prison. Épuisé par plusieurs attaques, il s’éteignit le 22 juin 1947 à Los Angeles. Il n’avait pas encore soixante et un ans.

Du même auteur aux Éditions du Sonneur