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Apaiser la poussière, de Tabish Khair
Traduit de l'anglais (Inde) par Blandine Longre
Format : 122 x 192 • 224 pages • 16 €
ISBN 978-2-916136-29-5
Mangal Singh, écrivain raté, chauffeur d'autocar sur la ligne Gaya-Phansa, deux villes de l'État indien du Bihar, ressasse son amertume et observe les passagers embarqués ce jour-là. Parmi eux, Fadarah l'eunuque, qui aspire à une nouvelle existence, un homme d'affaires angoissé, une matriarche hindoue convaincue de sa supériorité sociale, un jeune garçon qui rentre dans son village après avoir commis le pire... Des individus loin de leur chez-soi, issus de cultures et de milieux très différents, dont les itinéraires enchevêtrés le temps d'un voyage n'échappent pas non plus à l'attention de Shankar, le contrôleur, qui veille sur eux à sa manière. Sur un chemin parallèle, un autre homme se remémore l'enfance et l'adolescence, évoquant son désir pour la servante Zeenat, ses souvenirs du cuisinier Wazir Mian ainsi que les espaces réels et imaginaires qui l'ont modelé. Le long de routes poussiéreuses, les pensées de chacun défilent, le flux de la conscience se délite parfois, et nul n'imagine encore l'événement qui obligera l'autocar à s'arrêter en chemin, un peu plus longtemps que prévu...
Poète, romancier, journaliste, critique littéraire, Tabish Khair est
professeur de littérature à l'université d'Aarhus, au Danemark. Né à
Gaya, dans le Bihar, en 1966, il a publié son premier recueil de poèmes,
Where Parallel Lines Meet, en 2000 chez Penguin. Apaiser la poussière,
publié par Picador en 2004, est son premier roman. Il fut sélectionné
pour le Encore Award, prix décerné par la Société britannique des
Auteurs. Le deuxième, intitulé Filming: A Love Story, a paru chez le
même éditeur en 2007. Harper Collins publiera à l'été 2010 son prochain
recueil de poèmes, Man of Glass, ainsi que son troisième roman, The
Thing about Thugs, qui se situe dans le Londres victorien. Il
collabore régulièrement à divers journaux et magazines britanniques,
américains, indiens, danois... tels The Guardian, Outlook India, Times
of India, The Independent, The Wall Street Journal, etc.
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Le Patron, de Maxime Gorki
Traduit du russe par Serge Persky
Format : 122 x 192 • 192 pages • 14 €
ISBN 978-2-916136-30-1
Alors qu'il mène une vie misérable, vagabondant à la recherche d'emplois pour gagner son pain, un jeune homme est embauché dans une biscuiterie de la ville de Kazan, dont les ouvriers vivent sous la coupe de Vassili Séménoff, patron irascible et brutal. Récit autobiographique, Le Patron est le souvenir d'un hiver passé aux ordres d'un despote, de la rencontre de deux hommes qui jamais ne pourront se comprendre, de la confrontation de deux mondes. Ces quelques mois partagés avec des ouvriers tyrannisés par un employeur alcoolique seront déterminants pour Maxime Gorki, qui deviendra l'un des pionniers de la littérature sociale soviétique.
Alekseï Maksimovitch Pechkov (1868-1936), élevé dans la pauvreté, exerça de nombreux petits métiers avant de se consacrer, à partir des années 1890, à l'écriture sous le pseudonyme de Gorki, l'« amer ». Romancier des vagabonds et des déclassés, ses idées révolutionnaires le conduisirent en prison, puis à l'exil à diverses reprises. Auteur de romans (dont le plus connu est La Mère), de contes, de nouvelles et de pièces de théâtre (dont Les Bas-Fonds, adapté au cinéma par Jean Renoir et Akira Kurosawa), il s'éteignit en URSS, qu'il avait regagnée en 1929.
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Avatar, de Théophile Gautier
Format : 122 x 192 • 168 pages • 12 €
ISBN 978-2-916136-31-8
Octave de Saville meurt d'un amour éperdu – mais sans espoir – pour Prascovie Labinska, comtesse lithuanienne rencontrée à Florence. Quand un docteur revenu des Indes l'invite à échanger son enveloppe corporelle contre celle du mari de la comtesse, Octave croit enfin atteindre son but. Mais c'est ignorer qu'une femme sait reconnaître, dans la flamme d'un regard, une âme, et que voler un corps pour lui imposer un esprit étranger n'est finalement qu'une vaine illusion.
Si Théophile Gautier (1811-1872), « le poète impeccable, le parfait magicien ès lettres françaises » selon Baudelaire, est réputé pour son romantisme flamboyant, c'est aussi l'un des plus grands auteurs français de contes fantastiques. Avatar, longue nouvelle parue en feuilleton en 1856, est l'une de ses œuvres les plus abouties – et pourtant oubliée. Ici, la recherche formelle de l'écriture côtoie la fascination pour le merveilleux et les sciences occultes et, sous la légèreté apparente du propos, se dessine un besoin irrépressible de s'évader du temps et de la mort.
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